Usine 4.0

Crédit photo : Sylvie  » la floune » Rioux

Cet article s’inscrit dans notre série de billets sur la vraie nature de l’Usine 4.0 et l’humain. Après Martin le mécanicien démotivé et Yvon le superviseur débordé, voici Sylvie (moi !), l’ingénieure de procédé « pompier » brûlée.

Quand j’étais ingénieure d’usine, j’arrivais au travail très tôt le lundi matin, car je devais analyser rapidement plusieurs données du week-end : formulaires papier, données de l’historien de procédé, données de l’ERP, bons de travail en entretien.

L’usine s’étendait sur près de 1 km. J’allais donc, munie d’un bloc-notes et d’un crayon, marchant au pas de course, vers les différents postes d’opérateurs pour valider avec eux certaines données. Nous n’avions pas Internet dans l’usine et les smartphones y étaient interdits. Je devais donc revenir rapidement à mon bureau « repitonner » un certain nombre de données dans plusieurs tableaux Excel pour tenter de trouver quelques explications intelligentes aux problèmes du week-end pour la rencontre de production.

Dans les faits, j’étais submergée d’information à valider provenant de silos non communicants de données brutes. L’historien, l’ERP, le système qualité, le système de maintenance, les formulaires papier à compiler, etc. Aucun de ses systèmes ne communiquait ses données aux autres ! C’est moi qui devais valider et traiter les données. En conséquence, je me sentais comme un pompier courant toujours d’un feu à l’autre sans aucun détecteur de fumée pour l’aider à faire un peu de prévention !

La 4révolution pour l’ingénieure d’usine que je suis

Depuis que j’ai commencé à étudier et à appliquer les principes de l’usine intelligente auprès de nos usines partenaires, je commence à avoir le goût de redevenir ingénieure de procédé !

À l’époque, je rêvais de recevoir un message SMS d’une machine qui m’expliquerait pourquoi elle ne va pas bien, pourquoi elle génère de la non-qualité et dans combien de temps elle va briser. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui mon rêve est devenu réalité ! Cliquez ici pour voir un exemple concret !

J’entends souvent les ingénieurs de ma génération grommeler dans leur barbe qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil avec les technologies de la 4e révolution industrielle. Les robots, les données, l’intelligence artificielle, ça existe depuis les années 60. C’est vrai, ces concepts existent depuis longtemps. Toutefois, les technologies ont fait des bonds de géant ! Les nouveaux systèmes partagent leurs données avec les autres tellement plus facilement. Ils ne sont plus réservés seulement aux usines riches. Les gestionnaires de PME aussi peuvent se les offrir !

Comment l’Intelligence artificielle aurait-elle changé ma vie d’ingénieure d’usine ?

À mon avis, les données sont la composante la plus importante de l’industrie 4.0, et l’intelligence artificielle (IA) est le levier qui permet de les valoriser à leur plein potentiel.

Donc, l’intelligence artificielle m’aurait permis de recevoir des messages SMS de mes «détecteurs de fumées» pour prévenir des problèmes en SST, en qualité, en procédé et aussi prévenir les arrêts de nos machines les plus critiques.

L’Intelligence artificielle ne résoudra pas tous vos problèmes (seulement ceux avec des données !)

Pour commencer, choisissez les trois plus gros problèmes qui causent le plus de douleur dans votre usine (en SST, en qualité, en procédé ou en fiabilité machine) puis, découvrez ce que l’intelligence artificielle peut faire pour vous.

Suite à cela, assurez-vous d’avoir des données de qualité en quantité suffisante. Souvent, c’est là que le bât blesse. Les gestionnaires d’usine ont investi dans de beaux automates programmables, mais les données sont perdues dans le néant ! Il est aujourd’hui relativement facile et peu coûteux de se brancher à vos automates pour recueillir et archiver vos précieuses données pour les traiter et les «historiser» localement ou dans une base de données infonuagique.

Vous n’avez pas d’automate programmable sur votre machine ou votre procédé ? Ou il vous manque des données ? Aucun souci ! Vous pouvez installer les bons capteurs qui, une fois connectés à internet, enverront aussi vos données vers une base de données locale ou infonuagique.

Ensuite, il faut analyser les données et choisir le ou les bons algorithmes et utiliser le bon logiciel d’analyse pour éventuellement prédire des événements. Chez Andromedia Technologies, notre équipe d’experts vous aide à choisir les problèmes présentant les meilleures opportunités. Nous analysons et choisissons pour vous les meilleurs capteurs et la meilleure solution pour recueillir vos données. Enfin, nous nous occupons de déterminer quels sont les meilleurs algorithmes vous permettant de prédire la tendance vers le problème. Contactez-nous pour en discuter !

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Merci de m’avoir lue,

Sylvie « la floune » Rioux

Intelligence artificielle

P.S. –  Si vous souhaitez comprendre pourquoi on m’appelait la  »floune », je vous invite à lire mon article de blogue ci-dessous:
Ma première leçon de vie en Leadership

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